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Dimanche 11 mai 2008

 

Nouvelles manifestations et affrontements à Paris

NOUVELOBS.COM

 

Les étudiants ont à nouveau affronté les forces de l’ordre dans le Quartier Latin, alors que des élèves de Sciences-Po ont été reçus au ministère de l’Éducation nationale, rue de Grenelle.

Tôt dans la matinée du samedi 11 mai, trois cents manifestants massés en haut du boulevard Saint-Michel se sont opposés aux forces de l'ordre, qui ont répondu par des grenades lacrymogènes.

À 10h45, les agrégatifs qui devaient composer ont opposé un refus collectif et se sont assis en tailleur au travers de la rue Soufflot, face à la police. Selon eux, une partie de leurs camarades n’ont pas pu se présenter aux épreuves parce qu'ils ont été blessés, arrêtés la veille ou même empêchés de rejoindre le Quartier Latin. Devant le lycée Henri IV, une grève similaire a rassemblé environ deux cents étudiants campés sur la chaussée en signe de protestation.

Les étudiants de Sciences-po, dont l'épreuve finale a été reportée, ont manifesté rue de Grenelle dans l’intention d’envoyer une délégation à Alain Peyrefitte. Trois étudiants ont finalement été reçus par le directeur des enseignements supérieurs.

Par ailleurs, une manifestation de lycéens s’est déroulée sans incidents de la Place Clichy à la gare Saint-Lazare. On a également signalé un petit groupe d’étudiants place de la République, juchés sur le socle de la statue.

 

Vers une grève générale de 24 heures le 13 mai

NOUVELOBS.COM

 

Le mot d'ordre est lancé par la CGT, la CFDT et la FEN avec le soutien des partis politiques de gauche.

 


Manifestation de syndicats place de la République en mai 68 (AP)

Dans la matinée du 11 mai, les prises de contact et les tractations se sont succédées, entrecoupées par les assemblées des syndicats et des organisations politiques, pour organiser une riposte à la brutalité des charges policières intervenues dans la nuit de la veille.

Le SNES a confirmé son mot d'ordre de grève dans la matinée. Vers 9 heures, les dirigeants de la CGT et de la CFDT se sont réunis à la Bourse du travail pour s’entretenir avec les représentants du SNES et de l'UNEF.

Ils ont publié à midi un communiqué commun appelant, afin de "relever le défi du pouvoir", à une grève générale de vingt-quatre heures le lundi 13 mai et à de puissantes manifestations "auxquelles la population ne manquera pas de participer massivement". Le communiqué se termine sur le cri de ralliement suivant : "Halte à la répression, liberté, démocratie! Vive l'union des travailleurs et des étudiants".

À la même heure, la FEN appelait également à la grève générale.

La FEN est la Fédération de l'Education nationale. Il s'agit d'une fédération de syndicats de l'Education nationale, de la recherche et de la culture.

Le SNES, Syndicat national des enseignements de second degré, est le premier syndicat des personnels enseignants, d'éducation et d'orientation.

 

Cinquante mille manifestants dans les rues de Bonn

NOUVELOBS.COM

Les participants au défilé ont protesté contre la législation d'exception encore en vigueur en RFA. Deux mille étudiants ont porté un message de solidarité avec le mouvement français à l'Ambassadeur.

Pour la première fois depuis sa fondation en 1949, la capitale de la RFA a connu une manifestation d'ampleur : cinquante mille manifestants venus de toute l'Allemagne de l'Ouest se sont retrouvés dans le jardin de l'université, situé au cœur de la ville, pour protester contre la législation d'exception encore en vigueur dans le pays. Celle-ci, objet de débats depuis 1949, avait pourtant failli être supprimée en 1965.

La manifestation s'est déroulée dans le calme, et les forces de police, qui avaient été massivement déployées, n'ont pas eu à intervenir. Une délégation de deux mille manifestants d'extrême gauche a porté à l'ambassadeur de France un message de solidarité aux étudiants français. Ils ont scandé, jusqu'à tard dans la nuit, des slogans tels que "Le gaullisme conduit au fascisme".

 

EN BREF

• La police grecque a procédé à une soixantaine d'arrestations à Salonique au cours des deux derniers jours.

• Harold Wilson a réaffirmé sa volonté de ne pas démissionner en dépit de la défaite électorale du Labour.

• Le Bodil 1968 (Oscar danois) du meilleur film européen a été attribué à "Belle de jour" de Luis Bunuel avec pour vedette Catherine Deneuve.

• 20 000 manifestants à Lille et 10 000 en Moselle selon les organisateurs – bien moins selon la préfecture – ont tenu meeting place de l'Esplanade pour demander des mesures de relance de l'emploi.

• Selon la commission des comptes de l'agriculture, le pouvoir d'achat des agriculteurs français a augmenté de 4,3% en 1967

par Désirs d'Avenir 84 publié dans : RETOUR SUR 68
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Dimanche 11 mai 2008



Samuel Potier (lefigaro.fr), avec AFP

10/05/2008

 

Arnaud Montebourg affirme qu'ils n'obtiendront pas la majorité au congrès du PS pour en prendre la tête «car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs».

Un grand coup de pied dans la fourmilière. Connu pour ses déclarations tonitruantes, le bouillonnant Arnaud Montebourg a décidé de taper fort ce week-end en lançant un ferme avertissement à Ségolène Royal et à Bertrand Delanoë. Dans une interview au Journal du dimanche du 11 mai, le député PS affirme ainsi qu'ils «n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs».

 

Le président du conseil général de Saône-et-Loire Montebourg estime en effet que le maire de Paris et l'ancienne candidate à la présidentielle «doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche». Avant d'ajouter : «Les Français n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes».

 

 

Premier secrétaire en 2008, premier ministre en 2012

 

Arnaud Montebourg enfonce le clou. «Personne ne veut d'un premier secrétaire de transition ! Je souhaite un patron de parti capable de rassembler toutes les gauches. Nous avons besoin d'un super mécano pour réunir les radicaux, les Verts, les communistes, les citoyens, et pourquoi pas s'il le souhaite, le MoDem».

 

Selon lui, «le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française», alors que «le premier secrétaire a vocation à devenir le premier ministre de la future gauche au pouvoir, au service du président élu en 2012». La liste des prétendants au poste de premier secrétaire étant déjà pléthorique, les socialistes n'ont pas fini de débattre du nom du futur locataire de Matignon s'ils remportaient la prochaine présidentielle.

 

par Désirs d'Avenir 84 publié dans : PARTI SOCIALISTE
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Dimanche 11 mai 2008

 

 

A en croire les déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l’Elysée, le président de la République s’y est montré particulièrement sévère vis-à-vis de la presse.

 

Il est singulièrement « abracadabrantesque » de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse :

 

• Descente de police à Radio Frequenza Mora, à Bastia, le jour même de l’anniversaire de son élection ;

 

• Projet de loi sur la protection des sources qui, en l’état, s’avère plus dangereux qu’utile ;

 

• Promesses non suivies concernant la défense de la qualité de l’information ;

 

• Concentrations qui s’accélèrent, pluralisme menacé, emplois qui disparaissent par centaines ;

 

• Crise sans précédent dans la presse quotidienne nationale, notamment dans le groupe Le Monde ;

 

• Audiovisuel public complètement déstabilisé avec la disparition programmée d’une grande partie de ses ressources sans solution pérenne de remplacement.

 

Au lieu de continuer à vouloir faire des journalistes les boucs émissaires de ses déboires dans les sondages, le président de la République serait mieux inspiré d’écouter les inquiétudes grandissantes d’une profession en crise. Et de l’aider à retrouver les conditions d’exercer pleinement, et en toute indépendance, sa mission d’informer auprès des citoyens de ce pays. La Fédération européenne se dit "choquée"

 

La Fédération européenne des journalistes (FEJ), le groupe européen de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), représentant plus de 250.000 personnes en Europe et dont le SNJ est membres fondateur, s’insurge contre les propos choquant tenus ces derniers jours par le Président Nicolas Sarkozy à l’encontre de certains médias.

 

« Le candidat Sarkozy affirmait que les médias sont un élément primordial de la vie démocratique, mais le Président Sarkozy semble avoir oublié ces grands principes et il n’hésite pas à parler de « censure » lorsqu’un média n’a pas l’heur de lui plaire. C’est tout simplement choquant », a déclaré le président de la FEJ, Arne König.

 

Le 7 mai, lors d’une réception à huis clos des députés du parti au pouvoir, Nicolas Sarkozy s’en était pris à plusieurs médias, dont l’Agence France-Presse (AFP), le Parisien et l’Express, pour ne pas avoir suffisamment relayé une condamnation par la Cour d’Appel de Rennes de Ségolène Royal, son adversaire en 2007, pour licenciements abusifs. L’UMP, a son tour, a diffusé un communiqué accusant l’AFP de "censure" pour n’avoir pas diffusé un de ses communiqués.

 

L’AFP, comme les autres agences de presse ou n’importe autre quel média, ne peut pas être tenue de traiter systématiquement toutes les informations sous prétexte qu’elles proviennent du parti au pouvoir.

 

La FEJ rappelle, comme les syndicats de l’AFP, que Mme Royal elle même avait accusé l’AFP de partialité dans un ouvrage publié l’année dernière, ce qui plaide bien en faveur de l’indépendance de l’agence.

 

« Alors que l’avenir du financement du service public n’est pas toujours pas garanti, alors que l’examen du projet de loi sur la protection des sources est suspendu, M. Sarkozy et son entourage ont une bien curieuse façon de défendre la liberté de la presse en France en accusant les médias de partialité à l’occasion du premier anniversaire de l’élection présidentielle », a déclaré M. König.

 

le 8 mai 2008

par Désirs d'Avenir 84
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Dimanche 11 mai 2008



Christophe Cornevin

LE FIGARO 11/05/2008

 

 

Pour éviter les blessures par balles, comme lors des émeutes de Villiers-le-Bel, les spécialistes du maintien de l'ordre renforcent leur panoplie.


L'actuel folklore commémoratif des événements de 1968 ne les incite pas à regarder dans le rétroviseur. Bien au contraire. Ayant remisé dans leur musée de la base de Vélizy les casques en plastique et les grenades lacrymogènes en verre qu'ils utilisaient il y a quarante ans, les CRS vont se doter d'une nouvelle tenue visant à mieux les protéger en situation de crise et, en particulier, lors des violences urbaines dans les cités.

 

« Notre objectif, note la Direction générale de la police nationale, est que nos personnels ne soient plus blessés comme lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Il n'est pas question de mégoter sur leur sécurité.» En 24 heures, pas moins de 82 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont certains par armes à feu. «Les émeutiers, qui avaient organisé des guets-apens dans le but de commettre un assassinat, avaient ouvert le feu au fusil à pompe en visant en premier lieu nos commandants d'unité, les opérateurs radio et les lanceurs de grenades…», se rappelle le commissaire divisionnaire Jean-François Bas, directeur zonale des CRS.

 

Un policier avait été atteint de 18 plombs dans le corps, un autre avait été touché à une pommette et aux yeux en dépit de son casque de protection, un troisième avait reçu du plomb dans la tempe… Nicolas Sarkozy avait alors formulé ce constat : «On est passé à deux doigts du drame…» Fort de cette expérience, mais aussi des enseignements des trois semaines d'émeutes de 2005 (200 policiers et gendarmes blessés), les 13 000 CRS vont désormais de déployer sur le terrain avec d'étonnantes lunettes de protection en Plexiglas qui permettent de voir à travers la visière du casque lourd.

 

 

 

Un bouclier «mou»

 

 

Les soixante compagnies se verront aussi dotées d'un large bouclier «mou» tout à fait inédit. Souple et recouvert de tissu à la manière d'un gilet pare-balles, il est conçu pour résister aux balles de gros calibre. «Même les décharges de chevrotine ne passeront plus, note un officier. On pourra ainsi multiplier les bonds offensifs chez nos adversaires sans jamais être à découvert.» De plus, leurs traditionnelles tenues bleu marine ont aussi été ignifugées maintenant que les cocktails Molotov figurent dans l'arsenal «classique» du voyou de cité.

 

Soucieux de parfaire cette panoplie, le gardien de l'ordre dernière génération sera doté d'un pistolet à impulsion électrique et d'un fusil à crosse pliable pouvant lancer des balles en caoutchouc avec une redoutable précision à plus de quarante mètres. Soit quatre fois plus loin que l'actuel flash-ball.

 

L'ensemble de l'équipement pèse une vingtaine kilos, soit une charge maximale pour des hommes appelés à courir en binôme en cas de besoin. Car, embrasement dans les quartiers difficiles oblige, les CRS ont fait évoluer leur tactique depuis 2003, à la demande de Nicolas Sarkozy, afin d'être plus mobiles au pied des barres d'immeubles. «Les gars ne restent plus figés en formations constituées, genre légion romaine, qui barre une rue avant de charger en bloc, rappelle un officier. Cette doctrine, lourde et coûteuse en fonctionnaires, a largement évolué depuis 1968.» À l'époque, les CRS se frottaient aux manifestants en spencer noir, chemises blanches et cravates. En un mois, les forces de l'ordre avaient déploré près de 1 900 blessés dans leurs rangs.

 

 

par Désirs d'Avenir 84 publié dans : POLITIQUE GENERALE
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Dimanche 11 mai 2008


 

Par UF - 10/05/2008

 

A l’initiative du collectif national contre les franchises (dont fait partie SUD Protection Sociale), avec le soutien des organisation CGT, FSU, Solidaires est prévue une action vers les CPAM ; Les organisations syndicales CGT et SUD des organismes de sécurité sociale soutiennent ces initiatives. le 16 mai 2008 mobilisons-nous contre les franchises

 

SUD PROTECTION SOCIALE appelle ses syndicats à participer massivement à ces actions. SUD PROTECTION SOCIALE appelle ses syndicats à organiser ces initiatives conjointement avec les autres syndicats de la Sécu et avec les collectifs locaux contre les franchises"

 

Pour combler le déficit de la Sécu nos gouvernants nous font payer :

 

-          1 euro sur chaque consultation médicale

-          des contrôles intensifiés des arrêts de maladie

-          une consultation de généraliste avant une consultation de spécialiste

-          18 euros de notre poche en franchise médicale, par exemple, sur un traitement de 91 euros

 

Ces mesures sont destinées, nous dit-on à combler ce fameux trou qui s’élève, à ce jour, à 11 milliards...

 

Or, qu’en est-il de l’Etat sur ses reversements à la Sécu ?

 

-          Une partie des taxes sur le tabac non reversée : 7,8 milliards

-          Une partie des taxes sur les alcools non reversée : 3,5 milliards

-          Une partie des primes d’assurance automobiles, destinée à la Sécu, non reversée : 1,6 miliards

-          La taxe sur industries polluantes non reversée : 1,2 milliards

-          La part de TVA, destinée à la Sécu, non reversée : 2 milliards

-          Le retard de paiement pour contrats aidés : 2,1

 

Qu’en est-il des entreprises pour leurs paiements à la Sécu ?

 

-          Retard de reversement de cotisations : 1,9 milliards

 

Allez, on sort la calculette : 20,1 milliards d’euros manquent dans les caisses de la Sécu et ce n’est pas de notre fait.

 

On continue avec la calculette : le soi-disant et fameux déficit de la Sécu actuel de 11 milliards d’euros devrait, en réalité, être un excédent de 9 milliards d’euros, si les responsables de la Sécu avaient fait leur boulot en recouvrant les créances et si l’Etat et les entreprises versaient leur dû.

 

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale.

 

par Désirs d'Avenir 84 publié dans : SOCIAL
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